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les boissons énergétiques - Conseil pratique - E.Leclerc CHAMBRY

boissons-energetiques.jpgQue boire quand on pratique un sport d’endurance

 

Si l’eau suffit à vous désaltérer après un effort de moins d’une heure, lorsque l’effort se prolonge, il vous faut plus. Les boissons énergétiques aident alors votre organisme à faire face à vos activités d’endurance. 

 

Une boisson énergétique, à quoi ça sert

Que vous soyez cycliste, marathonien(ne) ou pratiquant de tout autre sport d’endurance, vous le savez, pour soutenir l’effort, votre organisme doit puiser dans ses réserves. Il commence par consommer ses réserves de glucose (sucre), puis puise dans les graisses. Cette consommation d’énergie produit des déchets, les toxines, qu’il faut éliminer afin qu’elles n’asphyxient pas le muscle. Pour cela, il faut boire afin de stimuler les fonctions d’élimination par les reins, et pratiquer quelques étirements : en activant la circulation sanguine, ils activent l’élimination des toxines.  

Parallèlement, la transpiration fait perdre des minéraux et provoque la déshydratation. Les boissons énergisantes permettent de vous réhydrater et vous apportent les nutriments nécessaires à l’organisme. Celui-ci résiste ainsi mieux à la difficulté de l'épreuve, ce qui au final vous permet de récupérer plus facilement.

 

Les composants d’une boisson énergétique

Dans la mesure où les boissons de l’effort sont considérées comme des compléments nutritionnels, leur composition est réglementée par la directive 2002/46/CE du Parlement européen. 

 

Ainsi, les boissons énergétiques renferment :

6 à 8 % de glucides (fructose, dextrose et/ou maltodextrine). Rapides, ces sucres apportent immédiatement aux muscles le carburant dont ils ont besoin ; 

0,4 g/l de sodium qui aide l’organisme à retenir l’eau et, donc, lutte contre la déshydratation pendant l’effort ;

de la vitamine B1 qui permet la conversion des réserves de l’organisme en énergie pour le muscle.

 

Et aussi, selon les marques :

du potassium qui entre en jeu dans la contraction du muscle, élimine l’acide lactique produit par celui-ci, et aide à lutter contre les crampes et les douleurs

du magnésium qui contribue à la prévention des crampes. D’autant plus que, pour chaque litre de sueur produit pendant l’exercice, le sportif perd 30 à 40 mg de magnésium, soit 10 % des besoins journaliers de l’organisme ;

des antioxydants comme la vitamine C afin de lutter contre l’oxydation cellulaire liée à la fatigue musculaire. 

 

Par ailleurs, les boissons énergétiques ne doivent être ni gazeuses, ni trop acides, ni trop sucrées. Enfin, leur osmolarité, c’est-à-dire leur concentration en molécules actives, doit être d’environ 309 mmol/l. Au-delà, la réhydratation s’opère moins bien. 

 

Quand et comment utiliser les boissons énergétiques ? 

Les boissons énergétiques, présentées dans des bouteilles ou des sachets à diluer dans l’eau, sont utiles quand votre entraînement ou votre épreuve sportive dépasse 1 h à 1 h 30 d’effort continu. Il s’agit alors de prendre un peu de liquide toutes les 20 minutes environ. 

 

Boisson énergétique et boisson énergisante : quelles différences ? 

Les boissons énergétiques aident l’organisme à soutenir l’effort et à récupérer ensuite, tandis que les boissons énergisantes apportent essentiellement du sucre et des excitants. Elles sont, à ce titre, totalement déconseillées lors de la pratique sportive, pouvant entraîner des complications cardiaques.